À corps perdu
C’est une série de dessins que j’ai exécuté à la tablette graphique, autour du thème à «corps perdu». C’est une réflexion toute personnelle.
J’ai voulu lui donner un style sérigraphique pour apporter de la profondeur et de la poésie au dessin.
À corps perdu
Le dessin a toujours fait partie de moi. C’est un moyen de me recentrer, de poser les choses et parfois de faire émerger ce que je ressens ou pense, avant même d’en avoir vraiment conscience.
Ici, ce sont des idées qui ont cheminé avec moi et qui ont trouvé leur place sur le papier, pour mettre en images certaines situations, les comprendre ou simplement les traverser.
À corps perdu
le plongeon
Il y a ces moments où l’on cesse de réfléchir et où l’on plonge.
Le corps devance la pensée. L’eau devient un espace de silence, une parenthèse où l’on accepte de perdre pied pour mieux se laisser porter.
Une image du lâcher-prise, mais aussi de cette confiance fragile qui nous pousse parfois à sauter avant de savoir où l’on va atterrir.
Sortir de ce qui retient ou blesse, sans perdre sa grâce.
Cette illustration parle d’une liberté retrouvée : celle de se dégager de ce qui nous retient, de reprendre possession de son corps et de son mouvement.
À corps perdu l'élévation
Le vertige est là, juste avant.
Puis il n’y a plus de retour possible. Le corps s’élance, suspendu entre la peur et le désir d’aller de l’autre côté.
Ce saut évoque ces instants où l’on accepte de quitter ce que l’on connaît, sans certitude sur ce qui nous attend. À corps perdu, simplement.